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SOUVENIRS

Peu de temps auparavant, la rue était vide , les hideux soldats espagnols venaient de faire leur ronde quotidienne, nous avions tous très peur! Puis ils sont partis. Nous nous sommes alors précipités dans la rue , nous les jeunes orphelins d'Amsterdam, ville de marchands, et nous nous sommes mis à jouer. En effet,le grand carnaval approchait et nous étions en liesse. Mon amie Anna jouait au cerceau, ce beau cerceau qu 'elle avait volée au fils du Boulanger ; moi j'étais sur mon tonneau, un tonneau vide, en équilibre, dans l'espoir de ne pas tomber. ô nous étions habillés chaudement à l'époque nous pouvions avoir ces habits même nous, des orphelins ; la ville prospérait. Aujourd'hui nous rampons dans des milieux sales, à l'affut, prêts à courir au moindre mouvement de la garde espagnole. Ronnie lui jouait à saute-mouton tandis que Gab et Lens portaient un jeune importun pour le faire tomber. Quels bons souvenirs ! Ho, oui j'avais oublié Martha qui gonflait une grosse outre remplie d'eau. Qu' elle était belle, Martha était si belle, avec ses belles joues roses et sa chevelure opulente, je crois que j'en étais amoureux. C'est pour ça que je faisais le malin en équilibre sur mon tonneau que j'aurais aimé plein, pour l'impressionner. Mais le temps a passé ; aujourd'hui, les rues d'Amsterdam sont vides, vides de sens , les jeunes enfants ne jouent plus, ces maudits espagnols ont réprimé violemment une révolution récente à laquelle j'ai moi-même pris part. Et Martha, elle, ne survécut pas à la terrible syphillis de 1514. Quel désastre que ma vie. Le temps a passé et nous avons vieilli. Je songe fortement désormais à m'embarquer sur un bâteau et ne plus jamais revenir.
Kelly et Aliénor
LE DUEL

Sous le préau de l'école, située sur la Grand Place du village, régnait une ambiance euphorique. Le beau temps étant revenu, Benjamin, Jules et Olivier s'adonnaient au jeu de la toupie. Benjamin venait de lancer sa toupie et espérait marquer le plus de points possible. Olivier quant à lui s'apprêtait à lancer lui aussi sa toupie et aspirait à battre son adversaire. Jules, qui tenait le rôle de l'arbitre, observait attentivement le déroulement du jeu. Cette fois-ci, la partie ne se termina pas en dispute car les deux joueurs étaient ex-aequo.
Samantha et Marie
LE COMBAT DES PREUX CHEVALIERS

Un dimanche ensoleillé, à l'occasion d'une fête de village, petits et grands se rassemblent pour faire la fête. Les enfants s'adonnent à divers jeux amusants. Au milieu de la place centrale, Charles-Édouard, Louis, Sébastien, Léopold, Martin et Kevin inventent un jeu différent de tous les autres: celui de la bataille entre deux prestigieux carrosses tirés chacun d'eux par de grands et beaux étalons. La bataille a lieu entre Louis et Charles-Edouard ; ayant chacun leur carrosse et leur cheval respectifs, le but est de renverser l'adversaire à l'aide de lassos. Le jeu commence et après quelques minutes de combat, les lassos des deux cavaliers s'entremêlent tandis que leurs carrosses continuent d'avancer en sens opposé, ce qui provoqua la violente chute de ceux-ci qui percutèrent Ferdinand et Claudette, qui étaient alors en équilibre sur un grand tonneau de bière. Claudette hurla: « Louis, je t'avais prévenu que ce jeu allait mal se terminer. Regarde dans quel état tu as mis Ferdinand! » Louis éclata alors en sanglots, ce qui alerta les autres villageois qui se réunirent aussitôt autour des enfants à terre. Contre toute attente, ceux-ci se mirent en cercle autour de la scène de combat et se mirent à danser et chanter des chansons paillardes afin de ne pas interrompre l'ambiance festive. Dans cet élan de gaîté, les enfants oublièrent leur rôle de combattants, se relevèrent et la fête continua de plus belle jusqu'à l'aube
Mattia & Eléonore
DIALOGUE

Salut ! - Salut, comment vas-tu ? - Bien merci ! C'est super chouette de pouvoir jouer dans la rue ! - Oui, je trouve aussi. Tu sais pourquoi les adultes sont d'accord aujourd'hui ? - Non, mais j'ai inventé un nouveau jeu ; tu veux essayer ? - Ok, comment cela s'appelle-t-il ? - Je ne sais pas encore. On trouvera ensemble ! - Qu'est-ce qu'il faut faire ? - Donc toi, tu te penches ; moi je place mes mains sur ton dos, et je saute par-dessus, - Ha... eh ok, bon... on y va alors, vas y saute ! - A la une! à la deux ! à la trois! saute! - Humpf!! mais tu pèses une tonne! - Ho dis t'es vachement douillet toi! - T'es marrant toi, attends que ce soit toi! - Attends... je ressaute dans l'autre sens, - Aiiie!! - T'es vraiment douillet, comme un mouton !
Mégane et Maxime |